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de Myriam Cau
Je suis souvent en colère
Je ne sais pas voir le Monde sans sa furie
Je n'arrive pas à être cynique
Je maintiens une prudente distance aux idéologies
J'aime les gens d'abord
Un arbre me rend heureuse J'ai toujours cultivé ma liberté
J'aime tous les univers
Je suis chez les Verts et j'y suis bien
J'allais oublier : j'aime Roubaix et les roubaisiens de toutes les couleurs
Et je ne changerai pas d'avis
Conseillère Régionale du Nord Pas de Calais, conseillère municipale de Roubaix, les Verts de
Roubaix,
Urbaniste Opqu, 1 mari, 4 enfants, née à Roubaix en
1961
Notre avenir humain passe par la ville. Il est devenu impérieux de limiter l'étalement
urbain, le gaspillage des ressources foncières, des terres agricoles et des zones naturelles. L'équilibre de nos écosystèmes passe par le renforcement de la ville comme lieu d'accueil des
activités humaines. Cela appelle à réfléchir aux conditions de vie dans des systèmes urbains plus denses, plus compacts, plus diversifiés dans leurs fonctions de façon à limiter les mobilités
inutiles.
Mais personne ne survit dans le béton, et il n'est pas besoin de sacrifier l'idéal d'un art de vivre à un univers minéral concentrationnaire. La nature et la biodiversité en ville, c'est
possible. C'est un idéal de culture et de civilisation, c'est un équilibre entre des désirs humains contradictoires et tous légitimes : rencontre et solitude, agitation et calme, espaces publics
et lieux intimes, beauté organisée et chaos de la vie, connecting people et microcosmos. Paradoxalement, c'est en ville que l'on commence à retrouver des espèces qui ont déserté des campagnes
appauvries de vie par trop de pesticides ou de monocultures...
La nature en ville, c'est autre chose que les parcs et jardins, cette discipline qui continue de sévir à coups de bulbes bien alignés et de parterres désertés d'adventices. La nature en ville
appelle une multiplicité d'espaces et de liens où la flore et la faune peuvent trouver place, les parcs et jardins des conceptions d'antan prennent place dans des trames vertes et des
corridors écologiques, on y trouve son conjoint et matière à échange de patrimoine génétique.
Cette nature en ville, je la respire en sortant de chez moi plantée en ras de façade,
élargie dans les plantations des boulevards aux pieds d'arbres envahis de végétation. Il n'est plus de délaissé urbain sans fouillis végétal, bruissant d'insectes. Il est des friches que l'on
conserve et dont on observe la colonisation végétale : le jardin planétaire du paysagiste est sous nos yeux en mouvement. Les enfants, les gens le regardent . Ils éco-citoyennent et apprennent
des notions simples et essentielles liées à la vie : ça pousse, ça meurt, ça évolue, ça se dissémine, ça pique, ça se mange... ... Ils puisent dans les souvenirs des générations d'avant : oui on
conservait l'eau de puit au sortir de la gouttière, l'eau était plus douce pour les cheveux...
La nature en ville ne va pas de soi, on préfère rationnaliser, aseptiser, limiter les frais... Un morceau de bitumes coutera toujours moins cher qu'un arbre à tailler. Mis il n'amènera pas les
bienfaits gratuits d'une ramure qui capture les microparticules cancérigènes de l'envahissante voiture, ni l'ombre bienfaitrice et les jeux de lumières dans nos étés de plus en plus chauds, il
n'abritera pas d'oiseaux dont le chant apaise nos tensions. Un arbre nous rapelle que l'on appartient au même destin, celui d'une planète.
LES POLLUTIONS ELECTROMAGNETIQUES
Le 11 décembre 20-22H
Ruisseauvillel (62) A petits pas
avec Olivier
Goudeseune
architecte géobiologue
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